Trouver le pays d'origine des Roms fut un grand défi, depuis le Moyen Age où ils sont apparus en Europe, pour les habitants des pays où ils venaient, aussi bien que pour les historiens. Il n'est pas possible de donner la date exacte de leur arrivée en Europe, car les différents groupes de Roms se dispersaient en Europe, l'un indépendamment de l'autre, chacun empruntant son propre chemin. On peut s'appuyer seulement sur des documents des archives municipales. Les données montrent leur apparition "officielle", sans pourtant indiquer la date de leur arrivée. Les mentions dans les archives sont généralement liées à un événement concret.

Les savants moyenâgeux se posaient la question de savoir qui étaient les Roms, d'òu ils étaient venus et quel est leur pays d'origine.

Des siècles durant, l'Europe n'a pas su donner de réponse à ces questions.

La mauvaise connaissance des Roms se traduisit aussi par la distance qui existait entre les Roms et les autres habitants, distance qui est propre encore aujourd'hui à la majorité des gens. 

En ce qui concerne l'origine des Roms, on estimait le plus souvent que ceux-ci seraient venus dans les pays chrétiens de l'Egypte. Or, dans nombre de pays, on les appela selon leur souche égyptienne supposée - Gitanos (en espagnol), Gypsies (en anglais), Gitans (en français) - mais ces noms dérivent, probablement, du nom de la région de l'Egypte Mineure au Péloponnèse en Grèce ou de la région de l'Asie Mineure. Dans les Balkans, on les a appelés par un nom qui avait été donné à l'origine à une secte manicheï de prêtres, Athiganoie - Atsiganos, d'où un nouveau groupe de noms - Zingaro (en italien), Tsigane (en français) Zigeuner (en allemand), Ciganie (en langues slaves) et Cikani en tchèque.

La famille joue un grand rôle dans la vie des Roms, car chez eux, tout se passe dans la famille qui satisfait tous leurs besoins. Pendant leur vie nomade, les Roms étaient indépendants de la société environnante et, par contre, entièrement dépendants de leur famille ou de leur groupe. La famille était un moyen de subsistance, elle accomplissait les fonctions éducatrices (sociales), protectrices et beaucoup d'autres.

L'appui mutuel bénéficit à toute la famille. Les célibataires (ils sont une exception, même de nos jours), restent chez leurs parents, les orphelins demeuraient à la charge de toute la famille. Les personnes âgées sont soignées et très respectées par la famille qui ne les a jamais exclues de sa vie. Il est impensable de mettre les vieux parents dans des maisons de retraités, ou de déposer les enfants dans un foyer d'enfants ou dans un internat. Un malade ne demeure jamais seul. les Roms n'attribuaient pas et n'attribuent toujours pas une grande valeur à l'éducation des "gadgé". Cela ne veut pourtant pas dire qu'ils ne veulent pas être sages. La sagesse est, traditionnellement, très appréciée dans la communauté rom, mais celle-ci est acquise et manifestée différemment de l'éducation traditionnelle qui est la nôtre. La sagesse est déléguée par des récits et des expériences des personnes âgées, sous forme d'histoires, de contes de fées, de mythes, de proverbes, d'anecdotes ou de devinettes. La richesse culturelle des Roms, leur sagesse, leurs expériences, normes éthiques et leur philosophie sont sauvegardées dans leurs récits.

 

 

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